date de création
5 mai 1999

dernière mise à jour --
2 septembre 2017

 
HORS TERRITOIRES (France)
http://www.hors-territoires.com


Jean-Claude ELOY 
'L'anneau des sept lumières'
CD
Réf : HT 22
16,00 €
'L'Anneau des sept lumières' (Metamétal, version longue) (1994-95 / révision et nouveau master : 2013). Sept variations continues à partir d'un seul échantillon de Bonshô (Cloche traditionnelle des temples Bouddhistes du Japon). Jean-Claude Eloy : 'Je l'avais conçue et en partie réalisée en 1994-95, pendant cette conversion de Anâhata en version uniquement électroacoustique. J'en avais fait tout d'abord une version courte qui s'était intégrée dans Electro-Anâhata et avait pris la place de la quatrième station de la première partie (autour de Âhata-Anâhata). C'était une partie entièrement nouvelle, qui n'avait jamais été réalisée pendant les mixages terminaux du cycle Anâhata d'origine.'
Jean-Claude ELOY 
'Electro-Anâhata'
double CD
Réf : HT 19-20
21,00 €
'Electro-Anâhata' (1986-1994). Version entièrement électroacoustique de Anâhata, réalisée sur l'ordinateur personnel du compositeur à partir des enregistrements électroacoustiques d'origine de cette oeuvre. Studios de musique électroniques où Anâhata a été produit à l'origine (1984-86) : Studio du Conservatoire Sweelinck d'Amsterdam (1984-1986) pour toute la production (traitements des matériaux pré-enregistrés, générations de nouveaux matériaux, pré-mixages) et tous les mixages terminaux. Studio du Tokyo-Gakuso, Tokyo (1983) pour l'échantillonnage du Shô et du Ô-Shô (orgue à bouche traditionnel du Japon) avec Mayumi Miyata. Conny's studio, Neuenkirchen, près de Cologne (1984) avec Asian sound et Michael W. Ranta pour l'échantillonnage des instruments à percussion en métal, notamment des Bonshô's (cloches de temples Bouddhistes du Japon), INA-GRM, Paris (1985) : traitements des matériaux pré-enregistrés. Studio ART, Genève (1985) : traitements des matériaux pré-enregistrés et prémixages. Studio de la Technische Universitt (TU), Berlin (1985-86) : traitements des matériaux pré-enregistrés, production de nouveaux matériaux, et pré-mixages. CD 1, Métamorphoses du métal, cinq pièces électroacoustiques à caractère contemplatif. Parties électroacoustiques seules de Âhata-Anâhata (le son frappé - le son non-frappé) dont une partie nouvelle, inédite. CD 2, 'L'Oiseau-miroir dans la forêt magique (hommage à Paul Klee)'. Partie électroacoustique seule de Akshara-Kshara (l'immuable - le muable). 'Le roseau, la mer, et les étoiles'. Parties électroacoustiques seules de Nimîlana-Unmîlana (ce qui s'ouvre - ce qui se replie) dont une partie nouvelle, inédite.
Jean-Claude ELOY 
'Gaia-Songs'
double CD
Réf : HT 26-27
21,00 €
“Gaia-Songs” (1992 - révision 2015). Chants pour l’autre moitié du ciel n° V - VI. Pour une soprano (ou mezzo-soprano) solo et une voix de comédienne (technique du Sprechgesang) avec électroacoustique (sons fixés). Anne-Lisa Nathan, mezzo-soprano. Helena Rüegg, voix de comédienne.

Citations de Jean-Claude Eloy extraites du livret.
“Pour moi le religieux se confond avec la spiritualité des êtres humains, et leur situation par rapport à la nature, au cosmos.”
“La relation entre voix chantée et voix parlée par rapport à l’électroacoustique. La voix chantée est assez souvent séparée des parties électroacoustiques qui l’accompagnent. Elles peuvent parfois se recouvrir, mais assez brièvement. Ces parties mettent souvent en valeur des rapports d’octaves, de quintes, tierces, etc… Soit des rapports acoustiques, plus harmoniques et consonants. Par contre la voix parlée recouvre intégralement les parties électroacoustiques qui lui sont consacrées; lesquelles sont faites avec des matériaux plus complexes. Soit des rapports acoustiques plus dissonants, tournés vers des spectres de bruits.”
Jean-Claude ELOY 
'Shânti (1972-73)'
double CD
Réf : Ht 05-6
25,00 €
“Shânti” (1972-73) pour sons électroniques et concrets. Studio de musique électronique, WDR, Cologne, Allemagne, 1972-73. Version révisée et numérisée de 2001.
“… Cette réalisation de l'immobilité, de la perte de la conscience de l'écoulement temporel, est revendiquée à divers degrés par les compositeurs, de Jean-Claude Eloy à Ligeti ou La Monte Young. L'œuvre ne se réfère plus ici aux critères nécessaires à la mise en perspective d'un axe passé / futur par l'action de la mémoire et le retour du connu, ni même à ceux qui structurent le présent, à cause de la lenteur du déroulement et de la continuité souvent imperceptible du renouvellement […] "il s'agit d'une musique absolument continue sans aucune interruption du début jusqu'à la fin”. Notes de pochette du disque Erato, 1979.
Jean-Claude ELOY 
'Gaku-no-Michi (1977-78)'
4 CDs
Réf : HT 01-2-3-4
45,00 €
“Gaku-no-michi”, le Tao de la musique ou Les voies de la musique. Film sans images pour sons électroniques et concrets. Réalisé au studio de musique électronique de NHK Radio, Tokyo 1977-78. Version numérisée et révisée de 2006.
“Jean-Claude Eloy est un compositeur français, né en 1938. Il a étudié au CNSM de Paris ou il obtint les Premiers Prix de Piano, Musique de Chambre, Contrepoint, Ondes Martenot, et travaillé la composition dans la classe de Darius Milhaud. Il a suivi les cours d'été de Darmstadt (Pousseur, Scherchen, Messiaen, Boulez, Stockhausen), et a été étudiant dans la Master Class de composition de Pierre Boulez à l'Académie de Musique de Bâle (1961-63). Les œuvres de Jean-Claude Eloy ont été présentées dans le monde entier. Elles ont été dirigées par Pierre Boulez, Ernest Bour, Michael Guilen, Bruno Maderna, Diego Masson, Michel Tabachnik, Arthur Weisberg, et d’autres ... Il a vécu aux Etats-Unis (professeur à l'Université de Berkeley dans les années soixante), en Allemagne (invité des studios du WDR de Cologne, de la Technische Universität de Berlin, artiste en résidence du Berliner Künstlerprogramm), en Hollande, au Japon (ou il a entre autres collaboré avec NHK et le Théâtre National du Japon). Il présente régulièrement ses œuvres dans de nombreux festivals internationaux : en Europe principalement, mais aussi en Asie, aux Etats-Unis, au Canada, en Amérique Latine - comme projectionniste-son, pour ses œuvres électroacoustiques, et avec les solistes interprètes directement associés à ses compositions : Fatima Miranda (vocaliste), Yumi Nara (soprano), Michael Ranta (percussionniste), Junko Ueda (chanteuse de Shômyô et joueuse de Satsuma-Biwa), Kôshin Ebihara et Kôjun Arai (moines Bouddhistes chanteurs), Mayumi Miyata (joueuse de Shô), etc.”
“Gaku no Michi” a fait partie, à la fin des années 70 des œuvres les plus emblématiques de l’esthétique de Jean-Claude Eloy. Cette “fresque”, ce vaste poème de sons et de bruits, dont le but principal semble avoir été la libération de l’imagination sonore, a matérialisé définitivement l’éloignement d’Eloy des structures et modèles qui l’avaient porté jusque là : modèles imposés à la musique contemporaine à travers diverses hégémonies institutionnelles et officielles.
CD 1 : “Pachinko” introduit “Tokyo” d’une manière délibérément rigide, régulière, quasi mécanique et non transcendée. Alors que la grande spirale de longues vagues successives qui, à travers Tokyo, se développe par la suite, devient de plus en plus variée dans ses matériaux, aboutissant au dépassement et à la transsubstantiation souhaitée de toute la partie finale.
CD 2 : Le deuxième disque, “Fushiki-e”, nous emmène (à travers des épisodes sonores variés, parfois violents, complexes, et contrastés) vers les quatre “étapes de contemplation” dont la dernière, “Mokuso”, représente l’étape ultime du contemplatif. C’est la partie la plus longue de l’ensemble, atteignant presque 80 minutes.
CD 3 : “Banbutsu no Ryûdô” est une immense “trame” continue, une sorte de travelling à travers toutes sortes de “scènes sonores”, quotidiennes ou exceptionnelles, en métamorphoses continuelles, passant des discours politiques a un Shishi Odoshi longuement transformé bien avant son apparition pure, directe.
CD 4 : “Kaiso” est un moment de gravité, innervé et construit autour de la cérémonie commémorative annuelle d’Hiroshima qui, au-delà du drame évoqué, nous mène cependant vers le dépassement par la paix à travers le son “Han”- prolongeant l’œuvre jusqu’à l’infini…”
Jean-Claude ELOY 
'A l'approche du feu méditant'
double CD
Réf : HT 28-29
21,00 € ^
“À l’approche du feu méditant…” (1983).
Musique de théâtre pour un cérémonial sonore et visuel. En hommage à la déesse du soleil, de la lumière, et des étoiles…. Pour 27 instrumentistes de l’orchestre de Gagaku (répartis en tris ensembles séparés), deux chœurs de moines chanteurs Bouddhistes (école traditionnelle du chant “Shômyo” - sectes Tendai et Shingon - répartis en quatre ensemble séparés avec quatre voix solistes de moines-chanteurs), six percussionnistes, cinq danseurs de Bugaku.
Des extraits de cette œuvre étaient parus sur un double vinyl chez Harmonia Mundi en 1985.
En voici l’intégralité pour en savourer toute la finesse du développement sans oubier que c’était la première fois qu’une œuvre originale était composée pour ces chœurs et solistes moines chanteurs qui jusqu’à cette date ne chantaient que leur répertoire traditionnel.
Jean-Claude ELOY 
'Galaxies full-electro'
CD
Réf : HT 21
16,00 € ^
'Galaxies' (version Varsovie), version électroacoustique seule (1986-1994). Version entièrement électroacoustique de Anâhata / Galaxies, réalisée sur l'ordinateur personnel du compositeur à partir des enregistrements électroacoustiques d'origine de cette oeuvre. Studios de musique électroniques où Anâhata et Galaxies ont été produits à l'origine (1984-86) : Studio du Conservatoire Sweelinck d'Amsterdam (1984-1986) pour toute la production (traitements des matériaux pré-enregistrés, générations de nouveaux matériaux, pré-mixages) et tous les mixages terminaux. Studio du Tokyo-Gakuso, Tokyo (1983) pour l'échantillonnage du Shô et du Ô-Shô (orgue à bouche traditionnel du Japon) avec Mayumi Miyata. Conny's studio, Neuenkirchen, près de Cologne (1984) avec Asian sound et Michael W. Ranta pour l'échantillonnage des instruments à percussion en métal, notamment des Bonshô's (cloches de temples Bouddhistes du Japon). INA-GRM, Paris (1985) : traitements des matériaux pré-enregistrés. Studio ART, Genève (1985) : traitements des matériaux pré-enregistrés et prémixages. Studio de la Technische Universitt (TU), Berlin (1985-86) : traitements des matériaux pré-enregistrés, production de nouveaux matériaux, et pré-mixages. Jean-Claude Eloy : 'C'est en 1994 que je me suis trouvé dans l'obligation (pour des raisons purement pratiques) de détacher ces larges parties électroacoustiques que constituaient les deux Galaxies d'avec l'oeuvre à laquelle elles étaient reliées jusque-là : la partie III de mon cycle Anâhata, intitulée Nimîlana-Unmîlana (' ce qui s'ouvre, ce qui se replie '). Une œuvre électroacoustique avec des parties acoustiques instrumentales incorporées qui nécessitaient la présence d'une joueuse de Shô venant du Japon. Ces parties électroacoustiques étaient suffisamment importantes pour justifier d'une nouvelle configuration leur garantissant une existence autonome, indépendante de la présence ou non d'une telle interprète. Je me suis donc servi (en plus des deux Galaxies) d'un ensemble de sons particuliers que j'avais générés pendant cette production (tous issus de traitements et modulations de sons échantillonnés de Shô) intitulés sons d'infinitudes. Ces sons prolongés étaient très fixes, très contemplatifs, pratiquement immobiles ou entretenus par de petites fluctuations plus ou moins régulières. Il y en avait cinq en tout. Quatre étaient regroupés dans un ensemble cohérent et intervenaient après la première Galaxie, avant le Shô solo. Ils m'avaient servi pour composer une séquence appelée Éveil, qui constituait la première apparition du Shô dans la version réalisée pour le festival de Donaueschingen de 1990. Le cinquième apparaissait à la fin de la deuxième Galaxie et servait de soutien à la conclusion jouée sur le Ô-Shô. Dans cette version purement électroacoustique, les quatre premiers sons d'infinitudes sont venus tout naturellement servir de ' pont ' entre les deux Galaxies. Et le cinquième son a gardé sa place conclusive, en l'élargissant et en l'utilisant comme un véritable ' son de prolongation ', pouvant aller jusqu'à l'infini, sans aucune limite !'
Jean-Claude ELOY 
'Entre concret et abstrait. Gaku-No-Michi'
livre 120 pages
Réf : 9782919133000
0,00 € ^
Ce livre est maintenant offert avec le CD du même titre.
La deuxième édition, augmentée de nouveaux documents. Pour tout savoir sur la pièce 'Gaku-no-Michi', construction générale, propos de l'auteur, fiche technique, notes de différents programmes, entretien, photos, illustrations Excellent pour tous ceux qui veulent en savoir plus sur ce chef d'œuvre de la musique électroacoustique de nouveau disponible.
Jean-Claude ELOY 
'Between concrete and abstract. Gaku-No-Michi'
livre 118 pages
Réf : 9782919133017
0,00 € ^
Version anglaise.
Jean-Claude ELOY 
'Anâhata'
3 CDs
Réf : HT 11-12-13
45,00 € ^
Après 'Shanti' et 'Gaku-no-michi', l'édition des œuvres du compositeur Jean-Claude Eloy continue et toujours à compte d'auteur ! 'Anâhata' (1984-86). Vibration primordiale. Un cérémonial sonore à caractère contemplatif pour deux voix de moines-chanteurs bouddhistes du Japon (technique traditionelle du Shômyô - chant traditionnel des temples - sous une forme élargie, moderne et créative), trois instrumentistes de Gagaku du Japon (musique traditionelle de cour, sous sa forme moderne et créative), un percussionniste (avec un orchestre d'instruments à percussion) et électroacoustique (sons fixés interactifs). Production électroacoustique : Studio électronique du Conservatoire Sweelinck, Amsterdam (1984-86). Avec Ebihara Kôshin (secte Tendai) : voix soliste. Arai Kôjun (secte Shingon) : voix soliste. Yaotani Satoru : Ô-Hichiriki solo. Shiba Sukeyasu : Ryûteki solo, Miyata Mayumi : Shô solo, Ô-Shô, Alto Sheng. Michael W. Ranta : percussions solo. Jean-Claude Eloy : électroacoustique (projection sonore, régie, mixage). Enregistré en studio pendant le festival de Donaueschingen 1990 ('Donaueschinger Musiktage') par le SWF (Südwestfunk), Baden-Baden. Première publication. Coffret de 3 x CDs avec livret de 60 pages. 'Jean-Claude Eloy est un compositeur français, né en 1938. Il a étudié au CNSM de Paris où il obtint les Premiers Prix de Piano, Musique de Chambre, Contrepoint, Ondes Martenot, et travaillé la composition dans la classe de Darius Milhaud. Il a suivi les cours d'été de Darmstadt (Pousseur, Scherchen, Messiaen, Boulez, Stockhausen), et a été étudiant dans la Master Class de composition de Pierre Boulez à l'Académie de Musique de Bâle (1961-63). Les œuvres de Jean-Claude Eloy ont été présentées dans le monde entier. Elles ont été dirigées par Pierre Boulez, Ernest Bour, Michael Guilen, Bruno Maderna, Diego Masson, Michel Tabachnik, Arthur Weisberg, et d'autres ... Il a vécu aux Etats-Unis (professeur à l'Université de Berkeley dans les années soixante), en Allemagne (invité des studios du WDR de Cologne, de la Technische Universitt de Berlin, artiste en résidence du Berliner Künstlerprogramm), en Hollande, au Japon (ou il a entre autres collaboré avec NHK et le Théâtre National du Japon). Il présente régulièrement ses œuvres dans de nombreux festivals internationaux : en Europe principalement, mais aussi en Asie, aux Etats-Unis, au Canada, en Amérique Latine - comme projectionniste-son, pour ses œuvres électroacoustiques, et avec les solistes interprètes directement associés à ses compositions : Fatima Miranda (vocaliste), Yumi Nara (soprano), Michael Ranta (percussionniste), Junko Ueda (chanteuse de Shômyô et joueuse de Satsuma-Biwa), Kôshin Ebihara et Kôjun Arai (moines Bouddhistes chanteurs), Mayumi Miyata (joueuse de Shô), etc...'
Jean-Claude ELOY 
'Yo-In'
livre, 160 pages + 4 CDs
Réf : 9782919133024
45,00 € ^
Après 'Shanti' et 'Gaku-no-michi', l'édition des œuvres du compositeur Jean-Claude Eloy continuent et toujours à compte d'auteur ! Un livre sur la pièce 'Yo-in' accompagné d'un digipack 4 CDs avec l'œuvre en intégrale. 'Yo-in' ('Réverbérations') (1980) est une pièce mixte pour percussions et électroacoustique, un théâtre sonore pour un rituel imaginaire, en quatre actes. Pour sons électroniques et concrets, fixés sur multipistes. Pour un 'personnage percussionniste' (percussionniste soliste) avec environ deux cents instruments à percussions variés. Interprété par Michael W. Ranta (percussionniste soliste) et Jean-Claude Eloy (projection électroacoustique, synchronisation, mixages). Enregistrement en concert public dans le cadre du festival 'Automne de Varsovie' Radio-Polonaise, Varsovie, 17 Septembre 1994. Production électroacoustique : Institut de Sonologie, Université d'état, Utrecht. Avec la collaboration de NHK, Denshi Ongagu Studio, Tokyo. Première publication. Digipack 4 x CDs, avec un livret de 20 pages'. Le livre sur Yo-In : 'Du littéral et de l'oral'. Textes, photos et entretiens s'étalant entre 1980 et 2010. Publication bilingue français-anglais. 160 pages, dont 20 pages photos, format A5. Accompagnement obligatoire du digipack 'Yo-In'. 'Jean-Claude Eloy est un compositeur français, né en 1938. Il a étudié au CNSM de Paris où il obtint les Premiers Prix de Piano, Musique de Chambre, Contrepoint, Ondes Martenot, et travaillé la composition dans la classe de Darius Milhaud. Il a suivi les cours d'été de Darmstadt (Pousseur, Scherchen, Messiaen, Boulez, Stockhausen), et a été étudiant dans la Master Class de composition de Pierre Boulez à l'Académie de Musique de Bâle (1961-63). Les œuvres de Jean-Claude Eloy ont été présentées dans le monde entier. Elles ont été dirigées par Pierre Boulez, Ernest Bour, Michael Guilen, Bruno Maderna, Diego Masson, Michel Tabachnik, Arthur Weisberg, et d'autres... Il a vécu aux Etats-Unis (professeur à l'Université de Berkeley dans les années soixante), en Allemagne (invité des studios du WDR de Cologne, de la Technische Universitt de Berlin, artiste en résidence du Berliner Künstlerprogramm), en Hollande, au Japon (ou il a entre autres collaboré avec NHK et le Théâtre National du Japon). Il présente régulièrement ses œuvres dans de nombreux festivals internationaux : en Europe principalement, mais aussi en Asie, aux Etats-Unis, au Canada, en Amérique Latine - comme projectionniste-son, pour ses œuvres électroacoustiques, et avec les solistes interprètes directement associés à ses compositions : Fatima Miranda (vocaliste), Yumi Nara (soprano), Michael Ranta (percussionniste), Junko Ueda (chanteuse de Shômyô et joueuse de Satsuma-Biwa), Kôshin Ebihara et Kôjun Arai (moines Bouddhistes chanteurs), Mayumi Miyata (joueuse de Shô), etc...'
Jean-Claude ELOY 
'Yo-In'
livre, 160 pages + 4 CDs
Réf : 9782919133031
45,00 € ^
English version.
Jean-Claude ELOY 
'Étude IV / …d'une étoile oubliée / La grande vague'
CD
Réf : HT 14
18,00 € ^
'Étude IV : Points-Lignes-Paysages' (1979). Cette œuvre se présente sous la forme d'une pièce exclusivement électronique, sans envisager de configuration ultérieure avec des parties solistes (contrairement aux deux œuvres suivantes présentées dans ce CD). Elle a été réalisée par Jean-Claude Eloy en 1979 sur l'UPIC du CEMAMu à l'invitation de Iannis Xenakis, à qui l'œuvre est amicalement dédiée. L'UPIC (Unité Polyagogique Informatique du CEMAMu) est un outil électronique inventé par Iannis Xenakis pendant les années 70. C'est une interface graphique destinée à la création du son et à la composition musicale, dont la première configuration se présentait sous la forme d'une grande table graphique d'architecte équipée d'un crayon électromagnétique à bille, entouré par un ordinateur (mini-ordinateur solar 16/65 ESMS - mémoire de 32 K) et d'une console de visualisation. On pouvait ainsi dessiner à l'aide du crayon des formes aussi variées que l'imagination pouvait en inventer, en respectant les paramètres du temps (déplacements de gauche à droite) et de l'espace des fréquences (de bas en haut, des sons les plus graves vers les sons les plus aigus). Avant chaque dessin (ou pour chaque trait, ou arc - au sens architectural) on pointait successivement sur des banques appropriées : une banque de formes d'ondes et une banque d'enveloppes, qui pouvaient elles-mêmes êtres dessinées et stockées à l'avance. En accumulant les arcs, on obtenait ainsi des dessins plus ou moins complexes qui remplissaient une page, laquelle une fois terminée pouvait être calculée par l'ordinateur. Aujourd'hui, de telles opérations sont devenues courantes pour tous les adeptes de l'informatique (y compris l'informatique grand public) mais en 1979 (date à laquelle cette œuvre a été produite) de telles possibilités étaient uniques et, comme le dit Eloy '... relevaient du merveilleux pour le compositeur instrumental et orchestral que j'étais le plus souvent'.
"…d'une étoile oubliée" (1986). Partie électroacoustique seule de Sappho Hikètis. À l'origine, cette œuvre faisait partie de la production d'Anâhata, mais elle n'avait pas trouvé place dans la réalisation finale. Elle a été utilisée ensuite comme structure porteuse pour l'œuvre Sappho Hikètis, avec les parties solistes vocales spécialement composées pour Fatima Miranda et Yumi Nara. Pendant la production électroacoustique d'Anâhata, ce mixage portait le titre Indian-Plates (Plaques Indiennes). Les matériaux de base sont constitués exclusivement de sons pré-enregistrés d'instruments à percussions de métal (échantillonnés en 1984, au début de la production d'Anâhata, avec Michael W. Ranta, Asian Sound, Cologne).
'La Grande Vague' (hommage à Hokusai) (1991). Partie électroacoustique seule de She (du cycle Gaia-Songs). Pièce conçue à l'origine pour venir se placer dans Erkos, mais non utilisée dans la réalisation finale. Elle est venue s'insérer ensuite dans le cycle Gaia-Songs, pour la quatrième pièce : She ('The consecrating mother'), d'après le poème d'Anne Sexton (partie intégrante de Two American Women) pour laquelle elle sert d'ossature de base à une partie écrite suivant la technique du chant-parlé (Sprechgesang). Pendant la production d'Erkos, ce mixage terminal portait le nom de Biwa-Tutti, en raison des nombreux sons de Biwa et de glissandi accumulés, échantillonnés au studio par Junko Ueda, interprète soliste d'Erkos. Cette pièce a été réalisée en 1990-91, au Studio Electronique du WDR (Westdeutscher Rundfunk) de Cologne.
Jean-Claude ELOY 
'Kâmakalâ / Étude III / Fluctuante immuable'
CD
Réf : HT 15
25,00 € ^
CD + livret de 60 pages avec photos et textes en français et anglais.
'Kâmakalâ, le triangle des énergies' (1971) pour trois ensembles d'orchestres, cinq groupes de chœurs avec trois chefs d'orchestre. Orchestre et chœur du WDR et Schola Cantorum, Stuttgart. Directions : Michel Tabachnik, Bernhard Kontarsky, Jacques Mercier. Kâmakalâ, mot Sankrit qui signifie le triangle des énergies, se réfère à la philosophie de l'Inde (Shivaïsme Tantrique), et s'exprime ici dans le sens de la manifestation de l'énergie, qui est l'énergie érotique et cosmique (Kama), celle qui permet au Shiva, par son union avec sa Shakti (énergie féminine), de créer toutes les subdivisions de lui-même (Kalâ), et donc de générer progressivement toute la complexité de l'univers. C'est cette idée d'un immense et lent crescendo des nombreux paramètres d'une composition musicale, d'une division et multiplication à l'infini des matériaux qui la constitue qui avait retenu toute l'attention d'Eloy. Il se plaignait, à l'époque, d'une certaine esthétique musicale contemporaine uniquement orientée vers la dissémination rapide de toutes sortes de points en quelques courtes périodes de temps, voire parfois en quelques secondes (pointillisme). Par ce fait, les œuvres se trouvaient condamnées presque fatalement à la brièveté, à ne pas pouvoir tenir le temps, parce que distribuant toute l'énergie sonore dès les premières minutes. Au contraire, Eloy souhaitait une musique dans laquelle l'énergie est retenue, non-disséminée, réservée pour de grands épanouissements ultérieurs ; une musique s'élargissant très lentement, comme cela se pratique dans le Raga Indien. Mais pour une musique restant occidentale et résolument moderne, atonale, athématique.
'Étude III' (1962) pour orchestre, avec piano principal et cinq percussionnistes. Orchestre du SWF, Baden-Baden. Direction : Ernest Bour. Composée en Mai-Juin 1962 à Zurich et Paris, Etude III utilise l'effectif d'un orchestre classique (bois et cuivres par deux) opposé à un ensemble de cinq batteurs, piano, harpe et célesta. Une dialectique se dégage de cette opposition, soulignée par l'écriture et la direction (mesurée pour la masse de l'orchestre, amesurée et par signes pour l'ensemble de premier plan). Les instruments, groupés en familles homogènes de timbres, entrent par paliers irréguliers au cours de la pièce, la totalité de l'effectif n'étant atteinte simultanément que dans les derniers développements. L'utilisation fréquente de très longues durées, liée à la fixité du registre des hauteurs, contribue à faire émerger un phénomène sonore statique qui rappelle certains aspects de la musique orientale : sonorité et emploi du Shô dans le Gagaku Japonais, augmentation lente et longuement étalée de la complexité dans le Raga de l'Inde.
'Fluctuante - Immuable' (1977) pour grand orchestre. Nouvel orchestre philharmonique de Radio France. Direction : Gilbert Amy. Cette œuvre montre clairement l'influence et les transformations que les pratiques électroacoustiques induisent sur les pratiques de l'écriture orchestrale. Parallèlement aux longues productions d'Eloy en électroacoustique, Fluctuante-Immuable suggère une nouvelle approche (théorique et pratique) des problèmes liés à la composition avec des notes. Le problème formel posé au départ est celui d'une dialectique entre Ordre et Désordre (ou entre l'ordre et un chaos organisé) auquel s'ajoute le problème de la relation entre le chef et son orchestre (techniques de synchronisation ou désynchronisation avec la masse des musiciens).
Jean-Claude ELOY 
"Butsumyôe" / "Sappho hiketis"
livre, 194 pages + CD
Réf : HT 16
22,00 € ^
Un livre (version française) autour du cycle 'Chants pour l'autre moitié du ciel' avec les pièces 'Butsumyôe', 'Sappho hikètis', 'Erkos', 'Galaxies', 'Gaia-songs'. Entretien, documents, fiche technique et photos. Un CD avec 'Butsumyoê' et 'Sappho hikètis'.
'Butsumyôe' ('La cérémonie du repentir') (1989). Pour voix, percussions et électroacoustique. Avec Yumi Nara et Fatima Miranda, voix et percussions. Un long récit pour voix chantée, parlée, criée, modulée avec toutes sortes de techniques, ponctué par les exclamations de la voix d'accompagnement et de divers instruments à percussion utilisés par les deux chanteuses. À partir du très beau texte de Saïkaku, j'ai travaillé, dans la langue originale (japonais ancien d'Osaka), en m'efforçant de magnifier la capacité expressive de chaque mot. Il s'agit d'obliger les techniques vocales occidentales à s'élargir vers davantage de possibilités expressives : notamment dans le très difficile et riche espace situé entre le 'chanté' et le 'parlé'. Curieusement, la pratique récente des techniques électroacoustiques jette une lumière sur ces questions en nous obligeant à redécouvrir l'acoustique, dont la perception et la conception avait été graduellement obscurcie, standardisée et diminuée par nos certitudes culturelles.
'Sappho Hikètis' (1989). Pour voix, percussions et électroacoustique. Avec Yumi Nara et Fatima Miranda, voix. Duo vocal articulé à partir d'une pièce électroacoustique (réalisée pendant la production de Anâhata au Studio électronique du Conservatoire Sweelinck d'Amsterdam). Les matériaux de base de la partie électroacoustique sont constitués par des sons préenregistrés d'instruments à percussion de métal (échantillonnage réalisé en 1984 par Michael W. Ranta). Prosodie et technique vocale : contrairement à la pièce précédente, l'usage du texte est ici fortement éclaté, parfois en phonèmes éparpillés, intégrant également une énumération des noms des amantes les plus connues de Sappho. L'adaptation du texte (en grec moderne) est totalement libre et ne se réfère aucunement à la métrique ou aux modes musicaux dont l'usage est attribué à Sappho.
Jean-Claude ELOY 
'Butsumyôe' / 'Sappho hiketis'
livre, 188 pages + CD
Réf : HT 16(ang)
22,00 € ^
Version anglaise.
Jean-Claude ELOY 
'Chants pour l'autre moitié du ciel : III - Erkos. IV - Galaxies.'
double CD
Réf : HT 17-18
25,00 € ^
Chants pour l'autre moitié du ciel. Avec 'Erkos' (1990-91) et 'Galaxies' (1986-1996). Interprétées par Junko Ueda (satsuma biwa et voix) et Jean)-Claude Eloy (projection sonore).
'Erkos' mot appartenant à la langue indo-européenne, signifie, selon les linguistes : chant, louange. Il est proche du sanskrit Arkas (hymne, chant, rayonnement) ; du tokharien Yarke (vénération, hommage). Les textes utilisés rendent hommage à la Déesse, mère de toutes les énergies, telle que la philosophie indienne a pu la concevoir. Ils sont constitués par quelques fragments de Devî-Upanishad et de Devî-Mâhâtmya (en sanskrit). Cette œuvre m'a été inspirée par Junko Ueda, musicienne particulièrement douée, rencontrée au Japon en 1987, maîtrisant à la fois les techniques traditionnelles : celles du Japon (Shômyô et Satsuma-Biwa), celles d'autres pays d'Asie (Gamelan), comme les techniques occidentales (piano, composition). D'où la possibilité, avec une telle interprète, d'une translation (sans destruction) de ces techniques anciennes et originales, à travers une création libre et contemporaine. Erkos a été commandé par le Westdeutscher Rundfunk de Cologne (WDR), à l'invitation de Karlheinz Stockhausen, avec la collaboration de l'Institut français de Cologne, et réalisé entièrement dans le nouveau Studio électronique du WDR en 1990-91. Les matériaux électroacoustiques sont essentiellement de natures concrètes et ont été échantillonnés à partir de trois sources : voix de Junko Ueda, le Satsuma-Biwa (instrument à cordes pincées avec plectre et l'Unban (plaque de métal à résonances complexes). Le studio n'est donc pas utilisé ici comme générateur, mais comme un puissant 'transformateur-multiplicateur' de la soliste, qui est la véritable origine de tous les sons; symboliquement, la source, la Déesse-mère, comme le disent les textes sanskrits employés.
'Galaxies' est une œuvre électroacoustique constituée par deux grand groupes d'éléments, opposés sur le plan de leurs fonctions, mais unifiés, parce que nés des mêmes sources de timbres et de traitements : le Shô du Japon (orgue à bouche traditionnel), dont la totalité du matériau sonore est déduit, auquel s'ajoute un jeu de cinq Bonshô-s (cloches de temples du Japon et de Corée). Le Shô a été échantillonné analogiquement dans un studio à Tokyo sur ses quinze tuyaux sonores et de diverses manières (sons seuls tenus, accords variés prolongés, attaques brèves, etc.) puis travaillés par la suite sur une grande échelle. Les Bonshô-s ont été échantillonnés avec différents types de frappes, maillets, trilles.
Jean-Claude ELOY 
'Etats-Limites ou les cris de Petra'
CD
Réf : HT 23
16,00 € ^
'Chants pour l'autre moitié du ciel N¡VII'. Après avoir redécouvert le travail de ce compositeur à travers différentes rééditions ou premières éditions d'anciennes œuvres, voici une nouvelle composition réalisée en 2013. Presque 80 minutes d'une fulgurance électroacoustique construite à partir de sons de cloches, de voix et de synthése. Encore une composition qui témoigne de 'la folie salvatrice' de l'œuvre de ce compositeur. La pièce est dédicacée à la chanteuse et lectrice Petra Meinel-Winkelbach. A écouter d'un seul bloc non-stop et à pleine puissance...
Jean-Claude ELOY 
'Le minuit de la foi'
double CD
Réf : HT 24-25
21,00 € ^
'Le minuit de la foi' (2014) pour sons électroniques et concrets. Autour de quelques phrases d'Edith Stein, enregistrées par l'actrice allemande Gisela Claudius. Nouvelle œuvre de Jean-Claude Eloy, une plongée dans une substance sonore étendue, une résonance entretenue ponctuée par quelques mots éclairés d'une expérience du sacré. Tension et contemplation. Grandiose !
'Le minuit de la Foi' est un double album dont chaque CD forme une entité complète. On peut donc écouter chaque CD séparément. Mais seule l'audition complète de l'œuvre peut lui donner toute sa signification, par ses équilibres complémentaires et aussi pour percer sa signification la plus profonde.